
Le bail réel solidaire n'est pas une arnaque : c'est un dispositif prévu par la loi, géré par des organismes agréés par l'État. Mais il a des contreparties. La plus-value est limitée, la revente se fait à un acheteur éligible, la redevance dure tant que vous gardez le logement, et celui-ci doit rester votre résidence principale. Ces règles servent à garder le logement abordable pour les familles suivantes.
Non. Le BRS est défini par le code de la construction et de l'habitation. Seuls des organismes de foncier solidaire agréés par le préfet de région peuvent le proposer. Près de 190 structures étaient agréées début 2026, selon le ministère du Logement. Il faut simplement bien connaître ses règles avant de signer.
Le prix de revente est plafonné : prix d'achat actualisé selon un indice, plus certains travaux. Vous ne profiterez pas d'une flambée du marché. C'est le cœur du dispositif.
Vous revendez à un ménage sous plafonds de revenus, agréé par l'organisme. Celui-ci a deux mois pour se prononcer. En cas de refus, il doit vous proposer un acheteur ; sans candidat dans les six mois, le bail peut être résilié et vous êtes indemnisé de la valeur de vos droits.
Elle paie l'usage du terrain et augmente chaque année selon un indice. Elle s'ajoute au crédit. Voir le coût mensuel d'un BRS.
Pas de résidence secondaire ni d'investissement locatif. Louer une partie du logement est possible si le bail ne l'interdit pas, en prévenant l'organisme, à condition de continuer à y vivre.
Il faut respecter les plafonds de revenus. Depuis 2025, il ne faut pas non plus posséder un logement adapté à ses besoins.
Vous êtes propriétaire de vos droits sur le logement, pour la durée du bail (18 à 99 ans), rechargée à chaque revente. Le terrain reste à l'organisme.
Le conjoint ou le partenaire de PACS garde le logement sans condition. Les autres héritiers doivent être éligibles, ou revendre dans les 12 mois. Voir séparation, décès, mutation.
| Contrainte | Contrepartie |
|---|---|
| Plus-value limitée | Prix d'achat 20 à 40 % sous le marché |
| Redevance | Crédit plus petit, intérêts réduits |
| Acheteur éligible | Bail rechargé, valeur des droits préservée |
| Résidence principale | TVA à 5,5 %, PTZ possible, taxe foncière souvent réduite |
Le BRS convient à ceux qui veulent se loger durablement dans une ville chère, pas à ceux qui cherchent un placement. Lisez le bail et le règlement de l'organisme avant de réserver.
Non. C'est un dispositif prévu par le code de la construction et de l'habitation, proposé uniquement par des organismes de foncier solidaire agréés par l'État. Ses contraintes sont connues à l'avance et écrites dans le bail.
Le prix de revente suit l'indice prévu au bail ; il n'est pas garanti de couvrir tous vos frais (intérêts, redevance, frais de notaire). Comme tout achat immobilier, il comporte un risque : le prix maximal de revente est connu, mais vous devez trouver un acheteur éligible.
L'organisme doit vous proposer un acheteur éligible. Sans candidat dans les six mois, le bail peut être résilié et vous êtes indemnisé de la valeur de vos droits, dans les conditions prévues au bail.
Seulement une partie, si le bail ne l'interdit pas et en prévenant l'organisme, à condition d'y garder sa résidence principale.
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Publié le 4 novembre 2026. Sources : ANIL, organismes de foncier solidaire et bail réel solidaire · Légifrance, code de la construction et de l'habitation, articles R255-1 et suivants · Ministère du Logement, OFS/BRS : foire aux questions (novembre 2024) · Ministère du Logement, OFS et BRS : bilan 2025. Informations générales, qui ne remplacent pas l'examen de votre situation ni la lecture du bail de l'organisme.